J'avais besoin de rouler un peu pour me changer les idées suite à une année assez ordinaire, j'ai décidé d'aller manger des kilomètres


J'ai commencé par fabriquer un support pour ajouter un bidon d'essence parce que une FZ1 ça n'a pas d'autonomie et les postes d'essence sont rares sur la Côte Nord. Je suis assez content du résultat, je veux le faire souder et le peinturer à mon retours si il tient le coup



Départ jeudi le 5 septembre
Trajet : St-Blaise-sur-Richelieu – Baie Comeau : 676km




Une journée sans histoire sauf que j'ai pogné une grosse averse SUR la traverse de Tadoussac alors je me suis fait mouiller d’aplomb. Comme la traverse dure 12 min et qu'on est cordés dans les voies, je ne pouvais pas mettre mes pantalons de pluie je j'avais rangé dans mes valises au lieu de mon tank bag.


À la sortie, j'ai fait quelques dépassement … créatif... et j'ai pu ouvrir un peu pour sécher mes jeans. La route est intéressante entre Tadousac et Les Escoumins avec la montagne d'un bord et le fleuve de l'autre côté, petite partie Zen de la ride.


Quand je suis arrivé au Motel de Baie-Comeau j'avais froid, le bureau était fermé alors il fallait aller au bar pour prendre une chambre. J'ai demandé une chambre avec un shooter. La chambre était de base mais confortable. Par contre le restaurant était assez ordinaire, j'ai essayé de jouer safe en commandant un hot chicken mais ils l'ont raté. Il y a une SAQ a distance de marge alors une petite bouteille de Brandy pour me réchauffer






Vendredi : Baie-Comeau, la route 389, Manic-5 et Sept-Iles : 646km



Vendredi matin j'ai rencontré les motocyclistes qui étaient stationnés à côté de moi avec une R1200RT. Petite discussion avec le passager de la moto. Il était motocycliste lui aussi mais il a commencé à souffrir d'un problème de vue périphérique et il s'est fait retirer son permis de conduire. Il faisait une ride en backseat avec un de ses amis. Un beau geste de solidarité de faire faire des rides a un collègue qui ne peux plus en faire. Ils m'ont dit que Manic5 était a 3h de route et qu'une partir de la route avait été refaite. Ils ont pogné de la neige, je ne prends pas de chance, je m'habille chaudement (trop)


Le premier tronçon de route est simplement sublime avec de la courbe en masse. La route se détériore par la suite et il fait faire attention à la qualité de l'asphalte.


Mais il y a aussi au criss de pickup qui mordent sur la ligne jaune et qui embarquent carrément dans l'autre voie. Nous compagnies d'assurance nous offrent des système de monitoring comme Ajusto de Desjardins mais ils devraient plutôt installer des systèmes de « lane departure warning system » avec des électrodes connectées sur les partie génitales des conducteurs.


J'ai réussi à me rendre à Manic5 sur la réserve sans utiliser le bidon d'essence mais dès que l'asphalte arrête, la route est avec un mélange de sable, encore du sable et des traces de roche et c'est assez difficile avec mes pneus Sport-Touring alors je ne suis pas allé trop loin.


Le Barrage de Manic 5 et vraiment impressionnant mais on ne peut pas circuler sur le terrain alors les prises de vue sont limitées par la route et dans mon cas par l'état de la route (le sable).



J'ai aussi vu le barrage Manic 2



J'ai dîné au Motel de l'énergie. Le Motel est ouvert à l'année 24/7 et il y a aussi un restaurant et un poste d'essence juste avant d'arriver à Manic 5. Ils ont en menu du jour du genre bouffe de cafétéria mais bien meilleur que le Hot Chicken de Baie-Comeau



J'ai fait le plein et le chemin du retours est pas mal plus magané. Sur plusieurs courbes, l'asphalte est fripée alors ça fait des un effet de « washboard » En plus il y a des déchirures longitudinales, des jumps juste avant des courbes, des ornières et des affaissements sur les côtés. Il faut sérieusement placer sa moto à chaque courbe et se garder une marge de sécurité pour pouvoir changer sa trajectoire d'une demie voie même si c'est magané. Malgré tout j'ai aimé cette ride que j'ai trouvé très technique mais ça reste de la courbe.


Aussi j'ai été impressionné de la FZ1, mes ajustement de suspension ont bien fonctionné (changement du ressort arrière, changement de viscosité de l'huile de fourche, ajustement du sag et du damping) Il n'y avait pas beaucoup de trafic alors j'ai pris 2h05 aller et 2h15 retours, je ne pense pas que mes amis à la R1200RT aurait aimé mon pace


De retours a Baie-Comeau j'étire le trajet jusqu'à Sept-Iles, je suis encore assez en forme pour faire de la courbe jusqu'à Baie-Trinités et après le route deviens relax et je commence à être brûlé alors je me rends sans trop de problèmes. Quand je fais le plein a Port-Cartier, je me rends compte que la route 389 a détruit mon rack arrière, le tube d'acier carré qui a fissuré. Je vide mon bidon d'essence dans mon réservoir et j'attache le tout du mieux que je peux avec des élastiques. Rendu à Sept-Iles j'ai du démonter le rack et le jetter. J'ai rencontré un vieux chum, on est allés à la Brasserie, une belle soirée.




Samedi Natasquan et Kegaska : 420km



Je commence par me rendre à l'information touristique de Havres St-Pierre qui me confirme que l'accès à Kegaska n'est pas ouvert. Je décide quand même d'aller voir par moi-même ce qui semble irriter la préposée du kiosk.


Je continue jusqu'à Natasquan pour faire le plein. Le seul restaurant ouvert est Le Bistro L'Échourie et c'est à éviter : une fois entrée je ne veux plus repartir. La nourriture est vraiment excellente et la vue est incroyable : on voit la plage a partir de la salle à manger.




Je continue jusqu'à Pointe-Parent et j'embarque sur le tronçon non pavé de 18km de la route 138 qui se rend jusqu'à la rivière. Je suis chanceux, la route viens d'être égalisée et je suis capable de rouler a vitesse correcte (60km/h) en plus il n'y a pas de trafic alors je continue jusqu'à la barrière de blocs de béton et de chaîne. Il y a quelques habitants de Kegaska qui attendent pour retourner à leur village et ils m'informent que la barrière est ouvertes quelques fois par jours pour les habitants du village. On est en début d'après midi et je décide de repartir vers Havres St-Pierre pour coucher car ils pensent que la barrière va seulement ouvrir vers 17h00. Finalement, un pickup arrive du chantier dans un nuage de poussière avec un chargé de projet de construction et viens débarrer la chaîne.


Il me reste un autre 20km a faire sur le gravier mais un des ponceau n'est pas terminé alors on doit emprunter la voie de contournement qui est un vieux sentier de 4 roues en sable et roche, pas du gravier, des grosses roches. Le chargé de projet m'avait dit qu'un autre motocycliste avait essayé de se rendre pour travailler et qu'il avait eu un accident et s'était cassé un bras, c'est pas trop encourageant. La ride dans le sable a été difficile mais j'arrive finalement au village.




Kegaska est un village anglophone. Comme il n'est pas encore désenclavé (l'ouverture officielle de la route 138 est prévue pour le 26 septembre) c'est pas mal différent d'un village normal. Tous le monde se promène en 4-roues pas de casque. Pensez au film « La grande séduction » Tout le monde connait tout le monde, pas d'adresses ni de numéros de portes; pas de nom de rues, Ils ont l'aéroport (Air Labrador), le quai pour le bateau de ravitaillement, la clinique, l'épicerie avec poste d'essence et l'école mais je ne trouves pas l'auberge le Brion. Je finis par demander à un gars qui est en 4-roues et il me dit "sure I know where it is, follow me it is just around the corner"




C'est une magnifique Auberge avec Table d'hôte et des unités de Motel La tenancière m'informe que je suis le premier touriste a arriver par la route. Ils ont aussi le WIFI!!!!! Malheureusement il commence à pleuvoir et ma soirée de prise de photos... tombe à l'eau. Je parle avec le chargé de projet et il me conseille de partir le lendemain vers 15h00 car ils vont avoir étendu le gravier pour le dernier ponceau et je n'aurais pas a passer par le chemin de sable.


Dimanche Retours de Kegaska : 1380km

Pas grand chose a dire. Je décide de partit tôt car ils annoncent de la pluie à l'est de Sept-Iles. J’attrape quelques averses mais rien de critique mais comme je suis pas mal mouillé, je ne suis pas trop motivé à aller coucher dans un motel avec mon équipement mouillé alors que le voyage est terminé.


J'arrête prendre des photos d'une section de plusieurs kilomètres qui a été ravagée par les feux de foret.



Après ça je commence a manger des kilomètres, en début d'après midi a Sept-Iles, je continue, à Baie-Comeau pour 18h00, j'hésite entre prendre la traverse de Matane, continuer par le roue 138 ou coucher à Baie-Comeau, je suis encore en forme alors je continue jusqu'à Forestville. Ça caïlle! Il faut vraiment froid, les poignée chauffantes sont au maximum et je mets mes combines et ma cagoule, après la Traverse, je suis chanceux et je tombe sur un cortège de voiture qui roule à bonne allure, rendu passé Québec, je commence à avoir de la buée dans ma visière, il est minuit passé, je suis sur l'autoroute mais c'est vraiment gênant. Le pire c'est que j'ai une visière anti-buée pinlock que j'ai laissé à la maison. J'arrive finalement a 2h30AM mais j'ai dû arrêter 10 fois pour faire le plein, c'est vraiment le plus gros défaut de la Yamaha FZ1 : manque d'autonomie